Arborescence

Parcours de formation

Créer et produire

Documents, chiffres, images, son et vidéo : produire proprement.

7 hTous publics, usage professionnel ou associatif4 fiches

Quatre outils couvrent la quasi-totalité des besoins de production. Ce parcours ne cherche pas l'exhaustivité des fonctions, mais les quelques principes qui distinguent un travail solide d'un travail fragile.

—Sommaire

  1. Rédiger un document propre1 h 30
  2. Le tableur : dix formules suffisent2 h
  3. Images : formats, poids et qualité1 h 30
  4. Son et vidéo : les bases du montage2 h

Créer et produire

Rédiger un document propre

Les styles : la fonction qui sépare un document d'amateur d'un document professionnel.

1 h 30Tous publicsFiche P1

01Objectif

À la fin de cette séquence : Produire un document structuré par les styles, doté d'un sommaire automatique, exportable en PDF sans surprise de mise en page.

02L'essentiel

Ne jamais mettre en forme à la main

Grossir et mettre en gras pour faire un titre : le document n'a plus de structure. Appliquez le style « Titre 1 » — l'apparence suit, et la structure existe.

Le sommaire se construit tout seul

Si les titres portent des styles, le sommaire s'insère en un clic et se met à jour. Un sommaire tapé à la main est faux dès la première modification.

Un espace n'est pas une mise en page

Pour aligner, on utilise tabulations et retraits, jamais une série d'espaces qui se décalent à la moindre correction.

Le PDF fige, la source reste modifiable

On envoie un PDF pour que rien ne bouge chez le destinataire. On conserve toujours le fichier source pour pouvoir corriger.

03Le schéma

1Ecrire au kilometre2Appliquer les styles3Inserer le sommaire4Relire et corriger5Exporter en PDF
L'ordre compte : mettre en forme avant d'avoir fini d'écrire fait perdre le double du temps. Le contenu d'abord, l'habillage ensuite.

04À retenir

  • Styles, pas gras manuel. C'est la seule règle qui change tout.
  • Un sommaire automatique se met à jour ; un sommaire tapé ment.
  • Gardez le fichier source à côté du PDF, toujours.

05Exercice

Reprenez un document de trois pages. Remplacez toutes les mises en forme manuelles de titres par les styles, insérez un sommaire automatique, changez un titre et mettez le sommaire à jour.

Indice — Sélectionnez un titre puis parcourez la galerie de styles pour voir l'effet en direct.

06Vérification des acquis

Pourquoi le sommaire automatique est-il indispensable ?

Parce qu'il reflète toujours l'état réel du document. Sur un texte long, un sommaire manuel devient faux dès la première insertion de paragraphe.

PDF ou fichier d'origine ?

Un PDF si le destinataire doit seulement lire : la mise en page est garantie. Le fichier d'origine seulement s'il doit modifier le texte.

Créer et produire

Le tableur : dix formules suffisent

Ce qui couvre l'essentiel des besoins réels, et l'erreur qui fausse tout en silence.

2 hTous publics, dès 12 ansFiche P2

01Objectif

À la fin de cette séquence : Construire un tableau de suivi juste, utiliser les formules essentielles dont la recherche de correspondance, et repérer l'erreur de recopie qui fausse les résultats sans alerte.

02L'essentiel

Une colonne, une nature d'information

Un tableau se calcule si chaque colonne contient une seule chose. Mélanger nom et montant dans la même cellule rend tout calcul impossible.

Les formules indispensables

SOMME, MOYENNE, MIN, MAX, NB, SI, NB.SI, SOMME.SI, RECHERCHEX, ARRONDI. Le reste est du confort.

Le dollar bloque la référence

En recopiant une formule, les références se décalent. $B$2 reste figé. C'est la cause de la grande majorité des erreurs invisibles.

Séparer les données du calcul

Une feuille pour les données brutes, une pour les analyses. On ne tape jamais un chiffre à l'intérieur d'une formule : on le range dans une cellule à part.

03Le schéma

✕ Tableau ingerablePlusieurs infos par celluleDes lignes vides au milieuDes totaux tapes a la mainLa couleur comme seule infoUne seule feuille pour tout✓ Tableau exploitableUne information par colonneAucune ligne videDes totaux calculesUne colonne d'etat expliciteDonnees et analyses separees
Un tableau de la colonne de gauche ne peut être ni automatisé, ni fiabilisé, ni repris par quelqu'un d'autre. La différence n'est pas esthétique, elle est fonctionnelle.

04À retenir

  • Une information par colonne, aucune ligne vide.
  • $ fige une référence. Vérifiez toujours une formule après recopie.
  • Jamais de valeur en dur dans une formule : introuvable le jour où elle change.

05Exercice

Construisez un suivi de dépenses : date, catégorie, montant, moyen de paiement. Calculez le total par catégorie avec SOMME.SI, puis trouvez le mois le plus dépensier.

Indice — =SOMME.SI(B:B;"Alimentation";C:C) additionne la colonne C là où B vaut Alimentation.

06Vérification des acquis

Que se passe-t-il si l'on recopie =A1*B1 vers le bas sans dollar ?

Les références suivent : la ligne suivante calcule A2*B2. Souhaitable pour des lignes de données, désastreux si B1 contenait un taux unique — il faut alors écrire B$1.

Pourquoi éviter la couleur comme seule information ?

Parce qu'aucune formule ne peut la calculer, qu'elle disparaît à l'export, et qu'elle est invisible pour une personne daltonienne. La couleur double une information, elle ne la porte jamais seule.

Créer et produire

Images : formats, poids et qualité

Pourquoi une photo devient floue, pourquoi un logo ne doit jamais être en JPEG.

1 h 30Tous publics, dès 11 ansFiche P3

01Objectif

À la fin de cette séquence : Choisir le bon format selon l'usage, alléger une image sans dégradation visible, et comprendre la différence entre pixels et vectoriel.

02L'essentiel

Deux familles d'images

Le matriciel est une grille de pixels : il s'abîme quand on l'agrandit. Le vectoriel est une description géométrique : il s'agrandit sans aucune perte. Un logo est toujours vectoriel.

Le JPEG oublie pour alléger

Il supprime de l'information définitivement, et chaque réenregistrement dégrade un peu plus. Excellent pour les photographies, désastreux pour du texte ou un aplat.

Le PNG conserve tout, transparence incluse

Plus lourd, mais fidèle. C'est le format des captures d'écran, des dessins et de tout ce qui comporte du texte.

Le poids se règle par les dimensions d'abord

Une photo de 6000 pixels de large affichée dans 800 est neuf fois trop lourde. Redimensionner, puis compresser.

03Le schéma

Quel format choisir ?PhotographieJPEG ou WEBPQualite 75 a 85 %Redimensionner d'abordCapture, textePNGAucune perteTransparence possibleLogo, schemaSVGAgrandissable a l'infiniModifiableAnimation courteWEBP ou MP4Eviter le GIFBien plus leger
Le choix ne dépend pas de l'outil mais du contenu de l'image. Un schéma enregistré en JPEG montrera toujours un halo sale autour des traits.

04À retenir

  • Un logo en JPEG est une faute. Exigez toujours le fichier vectoriel de votre identité visuelle.
  • Le JPEG se dégrade à chaque enregistrement. Conservez un original intact.
  • Redimensionnez avant de compresser : c'est là que se gagnent les kilo-octets.

05Exercice

Prenez une capture d'écran contenant du texte. Enregistrez-la en JPEG qualité 50, puis en PNG. Comparez le poids, puis agrandissez les deux à 400 % sur les lettres.

Indice — Observez le pourtour des caractères : le JPEG y laisse un nuage de pixels parasites.

06Vérification des acquis

Pourquoi un logo agrandi devient-il flou ?

Parce qu'il est matriciel : le logiciel a inventé des pixels qui n'existaient pas. En vectoriel, la forme est recalculée exactement à chaque taille.

Peut-on récupérer la qualité d'un JPEG trop compressé ?

Non, l'information a été supprimée définitivement. Seule la source originale permet de repartir proprement.

Créer et produire

Son et vidéo : les bases du montage

Le son compte plus que l'image, et trois réglages suffisent à paraître professionnel.

2 hTous publics, dès 12 ansFiche P4

01Objectif

À la fin de cette séquence : Enregistrer un son correct, structurer un montage simple, et exporter dans un format lisible partout sans fichier démesuré.

02L'essentiel

Le son se corrige mal, il s'enregistre bien

Un spectateur pardonne une image médiocre, jamais un son inaudible. Rapprochez le micro, coupez les bruits, choisissez une pièce calme.

Monter, c'est enlever

Le montage ne rajoute pas, il resserre. Coupez les hésitations et les silences longs. Un plan de trois secondes vaut mieux qu'un plan de dix mous.

Trois pistes suffisent

Une image, une voix, une ambiance. Au-delà, on se perd. La musique reste très en dessous de la voix, sous peine de la couvrir.

Exporter selon la destination

MP4 codec H.264 est lu partout. Pour le web, 1080p suffit largement ; le 4K quadruple le poids pour un gain rarement perçu.

03Le schéma

1Preparer et ecrire2Enregistrer au pluspres3Trier les prises4Couper et resserrer5Mixer6Exporter en MP4
La phase la plus rentable est la première. Une minute de préparation économise dix minutes de montage, et aucun montage ne sauve un son enregistré trop loin.

04À retenir

  • Le micro près de la bouche vaut mieux que n'importe quel réglage ultérieur.
  • Monter, c'est couper. Si un plan n'apporte rien, il nuit.
  • MP4 / H.264, 1080p : le réglage d'export qui fonctionne partout.

05Exercice

Enregistrez trente secondes de parole deux fois : à trois mètres du micro, puis à trente centimètres. Écoutez au casque, puis tentez d'améliorer la première prise et constatez la limite.

Indice — Ce qui gêne n'est pas le volume mais la réverbération de la pièce, qu'aucun filtre n'enlève vraiment.

06Vérification des acquis

Pourquoi le son primerait-il sur l'image ?

Parce que l'attention tolère une image dégradée mais décroche immédiatement sur un son fatigant. C'est l'investissement le plus rentable d'une production.

Faut-il tourner en 4K pour le web ?

Rarement. Le 1080p suffit à l'écrasante majorité des usages, pèse quatre fois moins et se monte sur une machine modeste. Le 4K se justifie si l'on prévoit de recadrer.